Premières “Assises des entreprises coopératives” Les entreprises coopératives, acteurs du développement économique

lundi 8 novembre 2010.

COMMUNIQUÉ - Paris, le 27 octobre 2010

A l’occasion de ses premières Assises, le mouvement coopératif a rappelé son rôle majeur dans le développement économique, identifié les grands chantiers d’action pour la promotion des entreprises coopératives... et dévoilé sa nouvelle identité : CoopFR

Le 25 octobre 2010, le Groupement National de la Coopération (GNC) organisait, à la Maison de la Chimie à Paris, les premières “Assises des entreprises coopératives”, sur le thème : « Les entreprises coopératives, acteurs du développement économique ».

Une journée d’échanges et de débats entre acteurs et observateurs du mouvement coopératif autour des problématiques majeures du secteur : place et rôle des entreprises coopératives dans l’économie française, grands enjeux statutaires et stratégiques à l’échelle nationale comme à l’échelle européenne, chantiers prioritaires de réflexion et d’action en cours et à venir.

Les Assises ont également été l’occasion pour le GNC de se doter d’une nouvelle identité et de rendre publique sa Charte coopérative.

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Nouvelle identité

Dans un souci de modernité et de cohérence avec les représentations coopératives internationales, le Groupement National de la Coopération changera prochainement de nom pour devenir “CoopFR, les entreprises coopératives”. Une nouvelle identité visuelle et une nouvelle communication seront dévoilées courant 2011, en amont de l’Année internationale des coopératives annoncée en 2012. Le GNC est membre de l’Alliance Coopérative Internationale et de Cooperatives Europe.

Charte coopérative

Lors de ces premières Assises, le mouvement coopératif français a présenté sa Déclaration sur l’identité coopérative ainsi que sa Charte coopérative. « Les coopératives constituent un modèle d’entreprise démocratique fondé sur des valeurs de responsabilité, de solidarité et de transparence. Ce sont des sociétés de personnes ayant pour finalité première de rendre des services individuels et collectifs à leurs membres. Des engagements réciproques et durables se nouent entre la coopérative et ses membres qui sont à la fois associés et clients, producteurs ou salariés. »

Le secteur coopératif : un acteur majeur du paysage économique et social

Le mouvement coopératif français est l’un des plus importants du monde :

-  21 000 entreprises dans tous les secteurs d’activité (agriculture, artisanat, banque, commerce, consommation, culture, éducation, industrie, logement, nouvelles technologies, recherche, services, transports...).

-  1 million de salariés.

-  23 millions de sociétaires (soit un Français sur trois).

-  274 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2009.

-  un chiffre d’affaires cumulé équivalent à 14,4% du PIB (filiales incluses).

-  75% des sièges sociaux en régions.

Les 100 premières entreprises coopératives représentent à elles seules un chiffre d’affaires trois fois et demi supérieur à celui de l’industrie automobile et près de 3% de l’emploi salarié en France. Leurs marques et leurs enseignes sont connues et reconnues. Elles accompagnent les Français dans leur vie de tous les jours.

Au-delà de leur poids avéré et de la place structurante qu’elles occupent dans l’économie française, les entreprises coopératives constituent également un modèle éprouvé en termes de stabilité économique et de dynamique sociale.

Garantie de stabilité économique

La solidité économique du secteur coopératif a été constatée à l’échelle internationale. “Les coopératives ont prouvé qu’elles pouvaient être concurrentielles et viables en créant et en préservant plus de 100 millions d’emplois dans le monde entier”, rappelait le Bureau international du travail le 4 juillet 2009, à l’occasion de la Journée internationale des coopératives. Ainsi, les banques coopératives se sont sensiblement mieux sorties de la crise financière que les autres établissements financiers. La posture économique des entreprises coopératives (propriété collective, constitution de réserves pour l’avenir, autonomie, stratégie de long terme non spéculative) leur garantit une capacité de résistance supérieure à la moyenne des entreprises.

Levier de dynamique sociale

Le modèle coopératif repose sur sept principes fondateurs, qui sont autant de réponses aux grandes interrogations sociales et sociétales du moment : démocratie, service, proximité, transparence, pérennité, responsabilité, solidarité.

Structures essentiellement régionales, les coopératives ne sont ni délocalisables, ni“opéables”. Elles interviennent comme des acteurs majeurs du développement des territoires et des leviers de dynamisation de l’emploi (10% de salariés en plus en quatre ans). Parce qu’il est l’incarnation d’un collectif autonome et responsable, parce qu’il participe activement à la cohésion sociale des territoires et du pays tout entier, parce qu’il est porteur de valeurs fondamentales dans sa gouvernance et son fonctionnement, le modèle coopératif s’inscrit de plain-pied dans une logique de modernité, en conciliant exigences éthiques et impératifs de performance.

Nécessité de reconnaissance

Au travers de tables rondes thématiques, de débats réunissant chefs d’entreprise, économistes, politiques et institutionnels français et européens, d’échanges avec le public et la presse, les Assises des entreprises coopératives ont permis de mettre en lumière le rôle du mouvement coopératif en termes de développement économique et de cohésion sociale.

Elles ont également été l’occasion pour le Groupement National de la Coopération d’inscrire son action dans une stratégie de promotion du modèle coopératif auprès des pouvoirs publics, des prescripteurs de la création d’entreprise et des relais d’opinion.

« Les coopératives sont des entreprises, a rappelé Jean-Claude Detilleux, président du GNC. Nous demandons à exercer notre activité à égalité de concurrence avec les autres entreprises ». Les chantiers sont multiples : faciliter la création d’entreprises coopératives dans tous les domaines d’activité, étendre le modèle coopératif à de nouveaux secteurs (services à la personne, coopératives d’habitants...), rendre plus accessible le statut de la société coopérative d’intérêt collectif, clarifier le statut des coopératives d’activités et d’emploi...

Très actif au sein des travaux de la Mission parlementaire sur le développement de l’économie sociale, dite “Mission Vercamer”, dont il a inspiré une grande partie des 50 propositions remises le 28 avril 2010 au Secrétaire d’Etat à l’Emploi et au ministre de la Jeunesse et des Solidarités actives, le GNC a insisté sur son rôle d’interlocuteur central dans la reconnaissance en 2003 du statut de la coopérative européenne. A un peu plus d’un an de 2012, décrétée par l’ONU “année internationale des coopératives”, il entend plus que jamais continuer de contribuer au progrès des coopératives.


Contact presse : Chrystel Giraud-Dumaire

01 42 93 59 59 - chrystel.giraud@entreprises.coop


Groupement National de la Coopération

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